Le vol des armes de Opuhara par les guerriers de Pare ( Marau)
Toujours dans les mémoires de Marau Taaroa, (p250à 251) nous pouvons lire l’histoire que l’on racontait au sujet des armes magnifiques d’Opuhara et qui créa à Pare une grande curiosité dans l’esprit de quatre de ses nobles…
Puti, Putaa, Varoa et Temaihuatea. « Nous devons aller à Papara ! » se dirent-ils. Ils furent reçus avec des présents et très bien traités.
Quelques jours après, sans dire un mot, ils partirent précipitamment.
Le même jour, on découvrit qu’une belle boîte contenant des flèches appartenant à Opuhara avait disparu. On soupçonna les visiteurs de Pare, et aussitôt des messagers furent envoyés voir si vraiment la boîte perdue avait été emportée par les nobles de Pare. Après des recherches actives les messagers revinrent à Papara pour dire que la boîte de flèches était bien à Pare. Des messagers officiels furent envoyés pour demander la restitution des objets volés, mais le peuple de Pare refusa de les rendre.
Cette fois ils demandèrent une réunion des Arii ; mais la demande fut officiellement refusée.
Les messagers de Papara, très fâchés, leur adressèrent l’insulte qui suit :
« Haava, est d’un pied avec sa troupe de montagnards,
Pour le sacrifice, pour toi Puti, pour toi Puta.
Teporionuu, terre de honte, qui vola mes flèches ointes
Gardez la boîte, rendez son contenu…cher à Teriirere de Tooarai.
Puta, Puti, Varoa, Temaihuatea,
Vos noms désormais seront ceux de vulgaires voleurs,
Au pied levé disparaissant rapidement.
Pour la dernière fois, nous vous demandons dans la paix,
De nous rendre ce qui nous appartient. »
Les gens de Pare, furieux de cette insulte à ses nobles, d’une seule voix déclarèrent que seul le sang pourrait laver cela. Les messagers s’en retournèrent à Papara.
Pomare, le fils de Tu, était maintenant appelé par le surnom de son père ; rappelé par son peuple, il déclara sa première guerre à Opuhara,qui rencontra ses messagers à Paea. Lorsque Opuhara avec son armée, vint à la limite de Pare, il rencontra Temarii, un noble, un homme d’un beau caractère, qui était venu le supplier de s’en retourner, disant qu’il ferait tout en son pouvoir pour faire rendre le fourreau des flèches.
Opuhara consentit d’attendre ; mais la réponse de Pomare à Temarii fut :
« Le rencontrer au combat est mon désir. »
C’est alors que le cri de guerre de Papara retentit, « Temarii, au cœur pur, retire-toi ! Car je pourrais te percer avec les épines de Faraatara (les lances qui servirent sur les falaises de Taiarapu à la bataille de Vaitomoana). »
Il ne fallut qu’une demi-journée à l’armée de Papara pour battre le peuple de Pare. Le district fut dévasté jusqu’à son extrême limite, jusqu’au pied de Taharaa. Le peuple se réfugia dans
Les montagnes ; Pomare lui-même se réfugia à Eimeo